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De Paris à Berlin avec Lufthansa

Chez FlyerLifestyle, on aime partager notre passion ! C’est pourquoi je vous propose d’embarquer avec moi à bord de deux vols opérés par Lufthansa entre Paris-Charles-de-Gaulle et Berlin-Tegel. Dans ce premier Flight Review publiée sur le blog (et relayée en direct sur la story Instagram le jour même du voyage), vous découvrirez les différentes facettes de ce trajet présentées de manière thématique : les points forts et faibles de la cabine et du service au sol comme à bord, la qualité du snacking offert et de l’offre de presse gratuite, le déroulement de l’escale au sein de hub Lufthansa à Francfort-sur-le-Main (FRA), etc. Plus globalement, ce Flight Review a pour but de présenter l’offre court et moyen-courrier de Lufthansa sur ses vols européens et intérieurs.

J’ai acheté le trajet aller-retour environ dix jours avant le départ, pour un tarif de 186 €. L’aller compte une escale d’environ quatre heures à Francfort, tandis qu’au retour, celle-ci ne dure que 45 minutes mais s’effectue sur la plateforme de Munich (MUC). Le prix moyen d’un vol direct aller-retour entre Paris et Berlin avoisine en moyenne les 100 € avec Air France. Lufthansa n’opère pas directement entre les deux capitales ; c’est sa filiale low-cost Eurowings qui effectue la liaison pour elle, en proposant assez régulièrement des vols à 80 € aller-retour. Pas le choix cette fois-ci pour moi, souhaitant rentrer le vendredi soir, seule Lufthansa propose un tarif convenable pour satisfaire cette contrainte. Le billet est donc acheté directement sur le site de la compagnie, au prix proposé le moins cher, donc en Economy Light, un tarif de base ni modifiable ni annulable permettant de voyager uniquement avec un bagage cabine.

Résumé des vols Paris CDG → Berlin TXL :

  • 1er vol : CDG → FRA / LH1027 / Airbus 320-200
  • 2nd vol : FRA → TXL / LH188 / Airbus 320 Sharklets

Seul le voyage aller est présenté dans ce Flight Review 😉

La cabine

Depuis 2010, dans le cadre de son programme NEK (Neue Europakabine, nouvelle cabine européenne), Lufthansa a retrofité l’ensemble de ses 160 avions dédiés au réseau court et moyen-courrier. Les cabines sont équipées de sièges Recaro ultra-fins en aluminium. Leur apparence donne une impression de qualité, et ce malgré l’usure. Ces sièges, habillés en cuir, sont donc plutôt résistants. Il s’agit d’un point positif pour la compagnie, qui est aussi gagnante du fait de leur légèreté : 10,87 kilos, soit 4 kg de moins que les anciens sièges. Des économies considérables en kérosène, mais un confort pour le passager discutable. En effet, ces sièges très fins sont souvent appelés ironiquement « planches à repasser » pour leur aspect très plat et donc dur. Pas de doute, ce siège aide notre dos à se tenir bien droit, mais au prix d’un certain confort…

L’espace au niveau des genoux est généreux : il est de 24,1 pouces (63,3 cm). Et au niveau des pieds également : 30,12 pouces (76,5 cm). Ce legroom est donc tout à fait convenable.

  • L'épaisseur des sièges est très fine

La collation

Lufthansa offre une traditionnelle collation pour une compagnie major, même si la tendance penche plutôt au 100% BoB (Buy on Board) ces temps-ci, comme on peut le constater chez les compagnies du groupe IAG telles que British Airways, Iberia ou Aer Lingus.

Sur mon premier vol était servie une pâtisserie danoise aux noix de pécan. C’était l’unique choix proposé, convenable aux personnes végétariennes. Sur le second vol, il s’agissait d’une sorte de barre gaufrée au chocolat, distribuée directement à la montée à bord. Pas mauvais, mais dommage toutefois qu’il n’y ait pas un véritable choix proposé aux passagers.

Pour ce qui est des boissons, j’ai eu l’occasion de tester le café proposé par Lufthansa. Les PNC disposent de plusieurs thermos sur leur trolley : pour le café, pour le thé, etc. Cela signifie que le mélange est effectué avant le service, contrairement à AF qui sert un goblet contenant une dose de café soluble mélangé à de l’eau chaude sous les yeux des passagers. Enfin, sur mon second vol, j’ai goûté à l’Apfelschorle (jus de pommes gazéifié), boisson très répandue en Allemagne. L’hôtesse a simplement effectué un mélange entre eau gazeuse et jus de pommes… Autre boisson typique : la bière, proposé sous forme de bouteilles en verre (ou métallique) de 33 cl de la brasserie Warsteiner.

L’escale à Francfort

L’aéroport de Francfort-sur-le-Main (FRA) est le principal hub de Lufthansa. Un « SkyTeam lover » ne pourrait survivre dans cet environnement qui n’est autre que le royaume de Star Alliance en Europe. Habitué aux hubs parisiens, le contraste est saisissant mais aussi agréable. Et d’un point de vue infrastructure, je suis sous le charme. Moderne, spacieux, cet aéroport reflète une certaine harmonie dans son organisation, à l’image de l’aéroport Amsterdam-Schiphol. C’est en tout cas ce qui ressort de mon expérience au sein du terminal A dédié à Lufthansa et ses partenaires Star Alliance.

De grandes baies vitrées donnent sur les avions parqués. Le terminal est très lumineux et des puits de lumière viennent éclaircir les endroits plus sombres. Les fauteuils sont matelassés et permettent une attente agréable. De nombreux passagers en correspondance dorment allongés sur certaines parcelles de sièges, dans des recoins inanimés de l’aérogare ce dimanche après-midi. Les amateurs d’accoudoirs apprécieront moins ces sièges, car ils devront laisser reposer leurs bras… sur leurs jambes.

Côté connectivité, le Wi-Fi gratuit fonctionne très bien et est illimité. De nombres prises électriques et USB sont associés aux fauteuils d’attente et des tables hautes dissimulées un peu partout dans le terminal en disposent également.

  • 2 € le Nespresso, en libre-service dans tout le terminal

Près des baies vitrées, se trouvent des espaces avec des tables et des chaises. Idéal pour les familles ou groupes d’amis. Idéal aussi pour manger.

Le personnel de bord

Tenues élégantes, hôtesses et stewards soignés, rien à signaler côté esthétique, même si certains apprécient moyennement les touches de couleur jaune comme les foulards des PNC féminins. Tout est question de goût.

Rien à signaler quant à l’accueil à bord. Des sourires, des formules de bienvenue, etc. Et un anglais irréprochable ! De plus, sur le premier vol, les annonces étaient traduites par un PNC qui parlait français. Un point positif mais finalement pas si étonnant : les Allemands ont en général une maîtrise des langues étrangères nettement meilleure que les Français.

Le commandant a également pris à plusieurs reprises la parole pour communiquer plusieurs informations sur le déroulé du vol. Classique, bien qu’il arrive que certains pilotes soient moins communicatifs.

À la fin du vol, et en bon « Aviation Geek », j’ai rapidement échangé avec une hôtesse qui m’a gentiment offert son stylo arborant la marque Lufthansa. Une petite attention qui, certes, laisse sourire, mais qui est toujours très appréciable !

Bilan

Évidemment, sur un trajet Paris-Berlin, il est bien plus intéressant d’effectuer un vol direct. Le coût est bien moins élevé et le voyage bien plus court puisqu’un vol direct ne dure qu’une petite heure et demie.

Mais si l’on se concentre uniquement sur le produit court et moyen-courrier de Lufthansa, le ressenti global de ce voyage est plutôt positif. La première compagnie aérienne européenne propose une expérience correspondant à ce que l’on peut attendre d’une major. Un choix d’offres tarifaires pour tous les goûts, un service en amont du vol avec une application efficace qui informe en temps réel des aléas rencontrés (changement de porte d’embarquement par exemple), une offre de presse numérique gratuite (et en version papier au hub de Francfort), une cabine propre et récente ainsi qu’une collation offerte servie à bord.

Lufthansa a été élue cette année, à l’occasion du salon du Bourget, meilleure compagnie aérienne en Europe par SkyTrax. Cette dernière photo publiée est un clin d’oeil au beau message promu par SkyTrax lors de la cérémonie de remise des prix :

The teddy bear is the last toy that many part with, a reminder of a lost world where all solutions seemed possible and a friend who saw no fault and made no reproach.

À très vite pour de nouveaux Flight Reviews, et comme on dit outre-Rhin : prost ! 🙂

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